Conclusion

 

 

 

L'approche historique de la constitution des territoires montre que si, comme le dit Bemard Guenée, «il n'y a pas de vie possible sans limites précises», ces limites résultent toujours d’une rencontre entre une culture humaine et les prises que lui offre une réalité physique naturelle. De ce fait, les frontières fluctuent à mesure qu'évolue la culture des hommes.

 

L'approche onomastique, quant à elle, montre que la manière dont on nomme un territoire évolue tout autant que le territoire lui-même, parce la langue évolue, et qu'un mot comme «Nord» n'a pas les mêmes connotations aujourd'hui qu'autrefois.

 

L'étude de la manière dont le tourisme invente et diffuse les images de ce même territoire révèle également que, malgré la quête d'une authenticité immobile, les images inventées évoluent quand de nouveaux archétypes remplacent les anciens.

 

Quel que soit le regard que l'on porte sur lui, le territoire se montre comme une réalité mouvante, et lorsqu'on le regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit que cette mouvance n'est pas seulement le reflet de l'évolution de notre regard, elle peut être aussi une réalité physique.

 

C'est ce qui donne sa valeur emblématique au Sillon du Talbert dont on pourrait dire, en résumé, qu'il est la trace du mouvement.

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© Roland Vidal 2015 • Dernière mise à jour : 27-01-2017